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Nouvelles expos, inaugurations, rétrospectives : l'art contemporain est en mouvement perpétuel. Cette sélection d'actus, réalisée en partenariat avec Connaissance des Arts, vous aidera à vivre au rythme de la création artistique d'aujourd'hui...et de demain.

06/01/2009
La fréquentation du Centre Pompidou en hausse en 2008

En 2008, le Centre Pompidou a vu la fréquentation de ses salles d'expositions augmenter de 6,3 %, atteignant les 2 750 000 visiteurs, du jamais vu depuis la réouverture du musée en 2000. Les expositions temporaires ne sont pas les seules à avoir fait venir le public. Les collections permanentes ont en effet enregistré une hausse de près de 10 % par rapport à l'année dernière. Quant aux expositions temporaires, le Centre s'en sort avec les honneurs :424 000 visiteurs pour« l'Atelier de Giacometti », presque autant que « Gustave Courbet » au Grand Palais, 248 000 pour« Louise Bourgeois », 242 000 pour« Traces du Sacré »? Ces chiffres confirment une tendance initiée depuis deux ans : en août dernier, la quasi-totalité des sites culturels parisiens a annoncé des records de fréquentation pour l'année 2007.


Lucie Agache





22/12/2008
Le rêve de Pier Paolo Calzolari à la Fondation Maeght

Un an d'existence pour les Nouvelles Saisons de l'Art vivant à la Fondation Maeght. Retour à une pratique chère et propre au lieu, lorsque les artistes contemporains, Miró, Giacometti, Chagall et bien d'autres, oeuvraient sur place. Pour sa quatrième édition, c'est l'Arte Povera qui est àl'honneur, avec dix-huitsculptures et installations d'un des douze apôtres du groupe, Pier Paolo Calzolari. En 1967, le critique d'art Germano Celant choisit l'appellation « Arte Povera » pour désigner un groupe d'artistes vivant dans la péninsule italienne, qui utilisent des matériaux naturels en réaction à l'Op'Art et au Pop Art. Calzolari est de ceux-là. Un sculpteur silencieux qui réinterprète la nature et la vie avec un lyrisme éloquent. Dans la Salle de la Mairie sont exposées six oeuvres,dont au centre de la pièce,Paravento, immense paravent faitde tesselles de bois calciné soigneusement assemblées sur une structure en fibre de verre. Devant lui, une plante verte est encordée à un moteur qui la fait vibrer. Trois aspects de l'Arte Povera sont ici réunis : la fabrication pure, les matériaux bruts et la nature vivante. Sur le mur du fond, un dialogue s'opère entreNatura Morta, autel de draps blancs sur lequel siège un oeuf etL'oiseau Lunairede Miró aux formes arrondies, trônant sur la terrasse en arrière-plan. Le parcours se poursuit Cour Miró, avec cinq oeuvres parmi lesquellesCinghia,ceinture lumineuse portant le mot« Présent » dont l'éclairage est dédoublé par les reflets des vitraux de Miró sur le mur. Dans les salles suivantes, le thème du temps est encore plus récurrent : letemps présent, le temps infini dansRapsodie Inepteet letemps compté, dans une oeuvre représentant un train en marche surmonté d'une plume ou dans celle utilisant un métronome qui diffuse un tic tac régulier. Invitation à la rêverie d'un spectateur solitaire, écho aux grands maîtres de l'Histoire, à la nature et au sens, cette expositions'accompagne de sculptures, dessins, et peintures de Miró, ré-agencées pour l'occasion dans les salles d'expositions permanentes. Elles font écho aux oeuvres de Pier Paolo Calzolari, deux univers oniriques qui laissent des traces de leurs rêves? Une mise en parallèle réussie.


Astrid Desmousseaux

L'exposition « Pier Paolo Calzolari : Quand le rêveur meurt que reste-t-il du rêve ? » a lieu à la Fondation Marguerite et Aimé Maeght, 06570 Saint-Paul, jusqu'au 22 mars. Renseignements : 04 93 32 81 63 etwww.fondation-maeght.com





22/12/2008
Une nuit en images au Grand Palais

C'est dès l'arrivée devant la façade du Grand Palais que la manifestation « Dans la nuit, des Images » frappe le spectateur.

Cette façade de près de 200 m de long que nous connaissons tous, que nous nous sommes réappropriés depuis qu'elle aété débâchée après chantier, est complètement métamorphosée par le Manifesto de Charles Sandison : des mots sont projetés sur la pierre, se déplacent et circulent comme un formidable ballet. Ils sont issus de la charte des Droits fondamentaux de l'Union européenne car « Dans laNuit, des images » est l'événement organisé par la France pour clore sa présidence de l'Union. Cette spectaculaire mise en bouche n'est que ledébut. Passé l'entrée, la grande nef explose. En sons, en images, le visiteur est assailli de toute part. La nef n'estéclairée que par les écrans qui l'investissent : desécrans géants de plusieurs mètres de haut, des plasmas plus petits, des projections au sol, sur les tribunes... On se croirait presque en zone de guerre. Le bruit est intense, créé par tous les hauts parleurs qui diffusent simultanément les bandes sonores des films projetés. Totalement déboussolant voireoppressant. Et c'est bien là la vraie réussite du commissaire Alain Fleischer, artiste et directeur du Fresnoy, studio national des arts contemporains situé à Tourcoing et qui fête cette année ses dix ans : réussir à prendre possession de cet immense et glacial espace où bon nombre de manifestations se sont casséesles dents. Le belvédèrecentral, qui permet de voir d'en haut ce qu'on peine parfoisà saisir d'en bas, permet de structurer le chaos ambiant. Pour la visite, cesont les sens qui commandent. On ne flâne pas ici, on se bat, on résiste. On passe d'une oeuvreà l'autre sans toujours savoir ce quel'on regarde ou ce que l'on entend. Des cartels (sous forme de cadresnumériques tactiles, s'il vous plait), placés aux points d'où il faut regarder, donne les informations essentielles : courte biographie de l'artiste, nom de l'oeuvre età quelle projection il se rattache. Quant aux oeuvres elles-mêmes : 110 artistes originaires des 27 pays membres de l'Union mais aussi des Etats-Unis, du Japon ou d'Amérique du Sud ont répondu présents. Des noms connus : Fischli et Weiss, Ryoji Ikeda, William Klein, Thierry Kuntzel ou Bill Viola et d'autres moins,correspondantà la nouvelle génération, souvent fraîchement moulue du Fresnoy justement, qui prouvent à quel point la création numérique est active et vivante partout dans le monde. Au bout d'une heure, les senssont un peuà bout. Rien ne sert alors de se forcer à rester et, comme la manifestation est gratuite, rien n'empêche non plus d'y retourner.


Lucie Agache

L'exposition « Dans la nuit, des images » a lieu dans la grande nef du Grand Palais, avenue Winston Churchill, 75008 Paris, du 18 au 31 décembre de 17h à 01h (sauf le 31 décembre jusqu'à 21h). Renseignements :www.grandpalais.fr





15/12/2008
Carolyn Christov-Bakargiev prend les rênes de la Documenta

La conservatrice en chef du Castello di Rivoli, lemusée d'art contemporain de Turin, Carolyn Christov-Bakargiev, a été nommée directrice de la prochaine Documenta de Cassel qui se tiendra du 9 juin 2011 au 13 février 2012. Ancienne responsable des expositions du P.S. 1 Contemporary Art Center de New York, Carolyn Christov-Bakargieva assumé cette année la direction artistique de la Biennale de Sydney.


Lucie Agache

© SFPA/Connaissance des Arts





15/12/2008
La Royal Academy reçoit Haunch of Venison

La galerie londonienne Haunch of Venison, propriété de Christie's, tarde à emménager dans les locaux de la Royal Academy of Arts. Elle ne devrait occuper les 1900m² disponibles, qu'à partir de février prochain et cela pour trois ans. La galerie compte y installer des expositions d'artistes connus comme Tony Cragg ou Dan Flavin. Celarge espace, qui correspond aux anciennes salles des collectionsethnographiques du British Museum, aété loué presque 5M?. Cet argent servira à financer les réaménagements de la Royal Academy.


Marion Poupart

© SFPA/Connaissance des Arts





09/12/2008
L'Ecole nationale supérieure d'art de Nancy se dote d'une galerie d'expositions

Grâce à une convention passée avec la Ville de Nancy, l'Ecole nationale supérieure d'art va pouvoir disposer d'une galerie d'expositions de 75 m de long à proximité de ses locaux. Installé dans l'ensemble Nancy Thermal, les anciens thermes construits après l'Exposition universelleNancy 1909, cet espace accueillerachaque année quatre à cinq expositions d'art contemporain consistant en l'invitation d'un artiste à venir créer spécifiquement pour le lieu. Le premier opus ouvrira le 11 décembre et sera consacré à Laurent Marie Joubert.


Lucie Agache

L'exposition « Laurent Marie Joubert. Cavalière y Nansha, Salón de los reinos » a lieu à la Galerie Nancy Thermal, rue du Sergent Blandan, 54 000 Nancy,du 12 décembre au 12 février. Renseignements : 03 83 41 61 61.

© SFPA/Connaissance des Arts






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