Collection Société Générale

  Accueil Dossier Les Artistes La Collection  Contact
 

Les Artistes

La collection d'art contemporain de la Société Générale est directement liée à un lieu : les tours Valmy à la Défense, achevées en 1996.

Le choix et la disposition des œuvres ont résulté de l'analyse des espaces, de la lumière et des volumes, ainsi que d'une concertation avec les collaborateurs de la Société Générale.



Pierre Alechinsky  

Pierre ALECHINSKY
Pierre Alechinsky est né en 1927 à Bruxelles.

Peintre d’origine Belge, vivant en France. Il est, très jeune, un des membres du groupe COBRA - COpenhague, BRuxelles, Amsterdam. Il produit alors des toiles où s’agitent des multitudes de personnages et où s’exprime déjà son goût pour les titres ironiques.A partir des années 80, il réalise également des petites sculptures en grés ou en céramique, et travaille notamment avec des masses de terre, comme pour la Sortie présentée ici. C’est à travers "l’écriture automatique", pratique héritée des surréalistes, qu’il trace les figures et les motifs caractéristiques de son univers onirique, offrant ainsi un sens et une histoire aux reliefs bosselés du pain de terre.


Pierre Marie Brisson  
Pierre Marie BRISSON
Pierre Marie Brisson est né en 1955 à Orléans.

Peintre français. Ses racines paysannes et son enfance pendant laquelle il s’intéresse à l’archéologie l’ont durablement marqué. Un voyage en Italie le met en contact avec l’art étrusque. Les bijoux, les tombeaux et surtout les fresques influencent son travail. La matière de ces toiles est faite de craquelures, de patines aux couleurs franches passées, de dessins qui s’estompent et se fondent dans le support.Sa peinture est ainsi constituée de figures presque mythologiques ou de divinités d’un culte rendu à la nature, elle semble parfois appartenir à une époque très ancienne dont les techniques de peinture sont à la fois rustiques et raffinées. Traces d’une brilllante civilisation disparue, elles ont comme résisté au temps et témoignent de la permanence d’émotions communes à tous les hommes.




Philippe Carpentier  
Philippe CARPENTIER
Philippe Carpentier est né en 1942.

Peintre français. Sa rencontre avec la calligraphe japonaise Shunso Machi, en 1982, marque un tournant dans son œuvre. En 1984 il réalise ses premiers polyptyques sur papier et en 1986 expose à Tokyo au musée central de Ginza. L’influence de l’art d’Extrême-Orient se manifeste pleinement dans son travail qui évoque la manière et les atmosphères des estampes japonaises. Ces références sont accentuées par le découpage de l’espace pictural en panneaux, ainsi que par le traitement des couleurs qui s’étagent en zones liquides ou nuageuses. Les teintes employées rappellent les encres utilisées dans la calligraphie.




Eduardo Chillida  
Eduardo CHILLIDA
Eduardo Chillida est né en 1928 à Saint-Sébastien, Espagne.

Sculpteur espagnol. Chillida, dès ses débuts, emploie ce qui devient son matériau de prédilection : le fer. Il réalise des œuvres monumentales, comme les portes de la basilique d’Aranzazu en 1954. Il oriente son travail vers un mélange d’ascétisme rigoureux dans les découpes et de lyrisme dans leur articulation. Les variations du plein et du vide qui s’entremêlent révèlent des noyaux d’énergie et le cheminement dans l’espace et l’imaginaire. Il pratique la gravure depuis 1959, en parallèle avec la sculpture. Hommages à Barandiaran I et II, présentés ici, montrent une construction magnifiée par le contraste lumineux des formes, et rigoureusement équilibrée dans l’espace.




Stephen Dean  
Stephen DEAN
Stephen Dean est né en 1968 à Paris.

Plasticien. Né de père américain et de mère française, il fait des études d’arts plastiques à Paris et à Los Angeles avant de s’installer à New York pour y travailler. Stephen Dean utilise dans ses réalisations de support d’un objet préexistant, drapeaux qu’il découpe et assemble, grilles de mots croisés ou petites annonces qu’il colore, leur donnant un autre rythme visuel, un autre sens de lecture. Ce travail peut aussi s’appliquer sur des plaids à carreaux dont il recouvre certains des carrés par une couche de peinture, accentuant le contraste chromatique par le contraste des matières.




Olivier Debré  

Olivier DEBRE
Olivier Debré est né en 1920 à Paris.

Après des études d’architecture interrompues par la guerre, il se consacre exclusivement à la peinture dès la fin des années 40. Son œuvre tout entière est singulière en ce qu’elle est paradoxale. La peinture d’Olivier Debré s’inscrit résolument dans l’abstraction mais c’est une peinture du réel et de la nature, où la trace et le souvenir de ses nombreux voyages sont visibles. Olivier Debré pouvait peindre de grands formats abstraits « sur le motif », que ce soit sur les bords de Loire , en Chine ou dans le Grand Nord Scandinave. Abstraite mais pas cérébrale, sa peinture est émotionnelle, sensorielle. Bien qu’il ait été beaucoup exposé et jalonné de nombreuses commandes publiques ou monumentales, le trajet artistique d’Olivier Debré dans l’art du 20ème siècle a été solitaire et n’a pas fait école. Il se dégage de sa peinture une grande humilité devant la force changeante de la nature, devant son impermanence, car Olivier Debré s’est confronté à un des projets les plus anciens de la peinture : capter l’immatériel inscrit dans la durée, donner à voir le temps qui s’écoule, témoigner de la sensation, fugitive, provoquée par le réel. Avec ces moyens modestes et triviaux que sont la toile, le pigment et la brosse du peintre.




Dominique Dehais  
Dominique DEHAIS
Dominique Dehais est né en 1956 à Paris.

Plasticien français, il fait ses études à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et à l’Ecole Supérieure d’Art Moderne. Il enseigne à l’école Camondo et l’essentiel de ses recherches concerne la couleur. Dès ses premières réalisations, la couleur est en effet au centre des recherches de l'artiste, qui mêlent peinture, sculpture et architecture, voire même design. Dans ses travaux récents, Dominique Dehais s'intéresse surtout au monde de l'entreprise, interrogeant les relations entre les structures sociales et économiques et les structures formelles, questionnant la place de l'individu (et de l'artiste) au sein de l'activité économique. Dans ses dernières oeuvres, Dominique Dehais a manifesté un goût pour les formes en « u ». Elles servent de point d’ancrage, elles localisent le spectateur dans l’espace, au sein d’une « organisation idéale ».




Antoine de la Boulaye  

Antoine DE LA BOULAYE
Antoine de La Boulaye est né en 1951 à Paris.

Peintre français. Directeur artistique d’agences de publicité et d’édition jusqu’en 1970, il se consacre ensuite exclusivement à la peinture. Jusqu’au début des années 90 son œuvre réserve une place privilégiée à la lettre et au signe ainsi qu’à des figures récurrentes qui composent un répertoire de formes figuratives épurées qu’il organise sur des surfaces claires, en équilibre dans le vide.




Francesco Marino Di Teana  
Francesco Marino DI TEANA
Francesco Marino di Teana est né en 1920 à Teana, en Italie.

Parti exercer le métier de maçon en Argentine à l'âge de 16 ans, Marino di Teana est reçu à l'Ecole supérieure des Beaux-Arts de Buenos Aires en 1945. Il y devient professeur avant de rentrer en France où il s'établit en 1953. Peintre, et surtout sculpteur, il a consacré son œuvre à la rencontre entre l'art et l'architecture, la cité. L'artiste a ainsi réalisé de très nombreuses pièces pour des espaces urbains, ainsi que plusieurs projets d'architecture et d'urbanisme. Son travail est basé sur l'assemblage de pièces métalliques simples, aux lignes claires, et sur la recherche d'une relation harmonieuse entre ces volumes et l'espace environnant. Ses dernières années Marino Di Teana est resté fidèle à l’emploi d’épaisses plaques d’acier. Son style sobre, massif, épuré, découle de la nature du matériau. Une partie importante de son activité concerne l’élaboration de maquettes et de « villes imaginaires ». L’artiste y introduit la couleur grâce à l’emploi de verres teintés, ainsi qu’une poétique résolument humaine. Marino Di Teana œuvre pour une vision de l’architecture et de l’urbanisme plus ouverte à l’imagination et à l’esprit.




Toshikatsu Endo  
Toshikatsu ENDO
Toshikatsu Endo est né en 1950 à Takayama, au Japon.

Il vit et travaille au Japon. Toshikatsu Endo est diplômé de l'Ecole d'Art et de Design de Nagoya. Sa sculpture repose sur des bases rituelles et mystiques, notamment dans la tradition de l'alchimie. En effet, l'artiste travaille principalement avec du bois, souvent soumis aux ravages du feu avant même le début de l'exposition, puis combiné avec de l'eau. Sa sculpture est ainsi transformée, détruite et purifiée à la fois, de même que la perception qu'en a le spectateur. La forme massive calcinée apparaît intensément noire et silencieuse. Ces installations in-sitù, avec le rituel d'incinération qui les accompagne, sont documentées par des photographies.Le choix de formes simples et massives est lié chez Toshikatsu Endo à la recherche d'une présence de l'élément plus qu'à des prédispositions pour un minimalisme formel. Parallèlement, apparaît également dans son travail un sens profond de l'absence, du vide. De son intérêt pour les formes (le cercle et sa relation métaphorique à la nature) et les substances (bois, pierre, eau) " primordiales " se dégagent finalement à la fois une sérénité et une énergie.




   
Barry FLANAGAN

Dans les années 60, Barry Flanagan fréquente plusieurs écoles de beaux-arts, dont la prestigieuse St. Martin's School of Art à Londres. L'artiste réagit bientôt contre l'héritage des sculpteurs britanniques de l'après-guerre (Moore, Caro) en s'intéressant à la pataphysique, la " science des solutions imaginaires ", développée par l'écrivain Alfred Jarry. Il produit alors des œuvres proches de l'Arte Povera, élaborées à partir de matériaux fragiles et sans valeur. Puis, dans les années 70, Barry Flanagan aborde la sculpture en pierre et le moulage en bronze. Mais ce retour aux matériaux traditionnels de la sculpture consiste en réalité en une subversion et une parodie de la statuaire héroïque héritée de l'art classique. Ses divers animaux (lièvres, éléphants, chevaux), aux postures anthropomorphiques incongrues, montrent la volonté de l'artiste de remettre en question la perception traditionnelle de la sculpture. Ils révèlent le dynamisme, la fantaisie et le non-sens caractéristiques de l'œuvre de celui qui s' estime flatté et même comblé si on rit en voyant ses œuvres.


Monique Frydman  

Monique FRYDMAN
Monique Frydman est née en 1943 à Nages, en France.

Elle suit les cours de l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse, puis de Paris où elle rencontre François Rouan et Pierre Buraglio. En 1967-1968, elle réalise des peintures politiques. Vers 1972 elle revient à l’art abstrait avec des dessins de petit format, au crayon et au fusain ou à la craie sur papier. Elle pratique la gravure ainsi que la lithogravure, parallèlement à son activité de peintre. Les repères picturaux classiques, format, support, matière, sont cités dans l’œuvre présentée ici. Le format est inhabituel et sur cette longue bande de toile coton s’étagent des zones de couleur, pigments ou pastels sans dessin, qui indiquent un retour aux sources de la peinture.




Gérard Garouste  
Gérard GAROUSTE
Gérard Garouste est né en 1946 à Paris.

Il apparaît rapidement comme le chef de file d’un courant « post-moderne » qui entend revenir à la tradition de la « grande peinture », prônant la maîtrise technique au service du sujet. En 1983 il réalise la commande d’un plafond pour l’Elysée. Parcourue de nombreuses références mythologiques et bibliques, son œuvre est marquée par des ambiances sombres voire tragiques, dans lesquelles apparaissent des personnages récurrents, empreints d’une théâtralité décalée.




Emile Gilioli  
Emile GILIOLI
Emile Gilioli est né en 1911 à Paris. Il est mort en 1977.

.Sculpteur français. Tout d’abord expressionniste, il découvre Moore, Giacometti et surtout Brancusi et se lie avec Poliakoff. Il s’engage alors dans une sculpture résolument abstraite. Il travaille des matériaux aussi divers que le marbre, l’inox, le fer peint et le bronze poli. Son intérêt pour l’architecture l’amène à la réalisation d’œuvres monumentales et à des recherches sur les sculptures habitables. Il peint beaucoup et se passionne pour la tapisserie.




Sol Le Witt  
Sol LEWITT
Sol LeWitt est né en 1928 à Hartford, aux Etats-Unis.

Plasticien américain, protagoniste majeur de l’Art Minimal. Ses premiers travaux prennent la forme d’organisations systématiques, autorégulées et autonomes à partir de modules de base tels que le carré. L’essentiel de son œuvre réside dans l’idée ou le concept, clairement établis. Ainsi, Sol Lewitt a l’habitude de confier le réalisation de ses œuvres à des exécutants. Notamment les Wall Drawings, dessins muraux au graphite, dans lesquels la répétition des motifs et l’évidence implacable de la géométrie témoignent de la rigueur du concept. Ses œuvres les plus récentes ordonnent des gammes de couleurs où le rythme chromatique tempère une géométrie toujours rigoureuse. Le radicalisme du concept semble alors adouci par une “tentation décorative”.




Jean-Michel Meurice  
Jean-Michel MEURICE
Jean-Michel Meurice est né en 1938 à Lille.


Peintre français. Parallèlement à son travail de peintre, il a mené de nombreux projets dans l’audiovisuel. Ses toiles récentes sont composées à l’aide d’un motif unique et répété : une empreinte de feuille avec laquelle il joue jusqu’à faire perdre tout repère. Cette répétition du dessin tend à agrandir l’espace de perception.Cette peinture réalisée au cours des années soixante-dix, s’inscrit dans un mouvement général de réflexion autour du statut de l’œuvre d’art et de ses composants. L’artiste concentre son travail sur la couleur.




Bernard Pagès  
Bernard PAGES
Bernard Pagès est né en 1940 à Cahors.

Sculpteur français. Il fut un temps proche du groupe Supports-Surfaces. Il réalise alors des assemblages de matériaux hétéroclites (branchages et rouleaux de grillage, tôles ondulées et fagots). Puis il utilise le bois qu’il taille, assemble, dispose au sol ou sur les murs.

Les colonnes (1979-1985), d’inspiration brancusienne affirment la maturité de son œuvre, traversé par un double mouvement : diviser et occuper l’espace par des Totems. L’attention portée au matériau brut ou basique et le souci de sa mise en forme, s’expriment dans cette encre sur papier où le fil du bois, le papier et les traces de brosse, rappellent que le travail du sculpteur ne saurait ignorer matière première, support et geste.




Jean-Pierre Pincemin  
Jean-Pierre PINCEMIN
Jean-Pierre Pincemin est né en 1944 à Paris.

A 23 ans, il commence à peindre et abandonne définitivement son métier de tourneur. Peintre, graveur et sculpteur, Jean-Pierre Pincemin expérimente d'abord des opérations et des gestes divers sur la toile : empreintes, teintures, collages, pliages, découpages... Il mène ensuite une réflexion sur la couleur et l'organisation de la surface colorée en damiers et bandes. A la fin des années 80, tout en poursuivant son travail sur les harmonies et les contrastes chromatiques, il s'oriente vers la représentation, vers l'image et le sujet. A la fin des années 90, Jean-Pierre Pincemin diversifie ses procédés. Il se fait le spécialiste des techniques mixtes.


Pierre Soulages  
Pierre SOULAGES
Pierre Soulages est né en 1919 à Rodez.

Il commence à peindre très jeune et fréquente l'école des beaux-arts de Montpellier avant de s'installer à Paris en 1946. Il opte alors pour l'abstraction, méditation sur l'essence de la peinture, sans référence à un quelconque modèle. L'artiste souligne d'abord la matérialité de la création plastique en utilisant du brou de noix sur papier. Après 1950, il trace de larges signes à la brosse ou à la spatule, mêlant le noir, la couleur originelle, à des ocres, bleus, rouges sombres. Puis des plans noirs, plus ou moins opaques, contrastant avec des trouées blanches, se substituent aux signes.



François Stahly  
François STAHLY
François Stahly est né en 1911 à Constance, en Allemagne.

Sculpteur suisse. Il fréquente l’Ecole des Beaux-Arts de Zürich et arrive à Paris en 1931. Après la guerre, Stahly apparaît comme l’un des principaux sculpteurs de la jeune Ecole de Paris. L’œuvre de Stahly, d’une abstraction toujours allusive, se situe dans la continuité de Constantin Brancusi et Hans Arp : formes organiques, épanouies et bosselées, d’inspiration biomorphique. Ses pièces en acier s’attachent à une structuration plus géométrique de l’espace et érigent des Signaux d’une verticalité effilée. Une part importante du travail de Stahly est constituée par l’intégration de sculptures monumentales à l’espace public.




Antonin Tapies  
Antoni TAPIES
Antoni Tàpies est né en 1923 à Barcelone.

Peintre catalan. Antoni Tàpies a eu la guerre civile pour décor d’enfance. L’Espagne de l’après-guerre lui offre l’exemple d’un monde absurde et schizophrène où la réalité officielle est détachée du réel. C’est sans doute pourquoi sa peinture est avant tout introspective : la vérité et l’œuvre se trouvent au fond de soi, le créateur est assimilé à son œuvre. Empreintes, collages, formes humaines, mots et lettres, le répertoire de Tàpies est multiple comme peut l’être dans la vie le flux des perceptions. Il réalise un grand nombre de tableaux-objets, collages avec riz, ficelles, billets de banque, qui constituent l’abandon de la représentation classique au profit du réel. Il adopte alors une peinture informelle, utilisant de la poudre de marbre, des pigments, de la terre.



   
Louis THOMAS-D'HOSTE
Louis Thomas-d'Hoste est né en 1932 à Paris.

Sculpteur français. Après des études d’arts plastiques à l’Ecole des Métiers d’Art, il fonde, en 1955 à Paris, la galerie du Seuil Etroit, qu’il dirige pendant deux ans et où il expose ses premières sculptures. Il a participé depuis à plus d’une centaine d’expositions, et plusieurs de ses œuvres ont été éditées par la Monnaie de Paris. Il se situe dans la lignée de Brancusi et de Arp. Ses sculptures en marbre sont le fruit d’une réflexion sur la pureté des formes et procèdent d’une géométrie au dessin rigoureux, dans laquelle l’austérité des lignes vise à souligner la limpidité du travail de l’esprit.




Günter Tuzina  
Günter TUZINA
Günter Tuzina est né en 1951 à Hambourg, en Allemagne

A partir de la renaissance et grâce à la perspective, qui permet un étagement « réaliste » des plans dans l’espace pictural en deux dimensions, le tableau devient une fenêtre. Fenêtre sur le monde réel, imaginaire ou religieux . Günter Tuzina travaille inlassablement ce thème, propice à tous les questionnements de la peinture. Dans ses toiles et ses travaux sur papier, la fenêtre est ouverte sur le monde de la peinture elle même. Il en révèle les éléments consubstantiels : le trait, la couleur, la matière et le support. Le cadre de ses fenêtres, de taille inférieure à celui de la toile, est constitué d’un rectangle parfois déformé ou gauchi, toujours traversé par une ligne oblique, seule ligne de fuite pour le regard qui se heurte à la couleur, déposée en à-plats. Les teintes mélangées de sa palette ne dispensent pas de lumière, elles sont de pure création, des objets de connaissance.




Bernar Venet   Bernar VENET
Bernar Venet est né en 1941 à Château-Arnoux-Saint-Auban, dans le Sud de la France.

Peintre et sculpteur français, il a produit tout au long des années soixante un travail très proche de l’Art Conceptuel, fondé sur sa fascination pour les mathématiques et les sciences exactes, ne laissant aucune place à l’interprétation et à la subjectivité. Puis à partir de 1976, après une interruption de cinq ans, il se consacre essentiellement à la sculpture, et inaugure la longue série des Lignes indéterminées. Il crée alors des sculptures monumentales prenant la forme de lignes se développant de façon aléatoire dans l’espace. Le rôle du hasard est donc primordial dans ces œuvres, et bien qu’il semble contradictoire avec l’idée de précision mathématique, il demeure pour l’artiste un instrument parfaitement objectif, conforme à son refus de la sensibilité et de l’artifice.




Claude Viallat  

Claude VIALLAT
Claude Viallat est né en 1936 à Nîmes.

En 1966, il adopte un procédé à base d’empreintes : une forme identique répétée sur toile libre, c’est à dire châssis, détermine la composition de l’œuvre. Il reste fidèle à ce procédé fondateur mais ne cesse de faire varier les supports et les techniques : teintures, solarisation de la toile, enfouissement dans le sol, utilisation de toiles de voile, de bâches, de tentes, de parasols. En 1970 il radicalise sa démarche en exposant à l’air libre des filets et des cordes peintes. Son œuvre est marquée par la polychromie et l’empreinte, devenue une véritable signature au fil des ans. Claude Viallat, enseignant influent, est le fondateur et l’artiste le plus en vue du mouvement Supports-Surfaces, dont les œuvres souvent éphémères étaient orientées vers la remise en cause du support traditionnel : la toile et le cadre. Cette relecture de la tradition influença de manière originale et durable, à partir des années 70, de nombreuses recherches plastiques.




François Weil  
François WEIL
François Weil est né en 1964 à Paris.

Sculpteur français. Il utilise, en assemblage, certains des matériaux classiques de la sculpture, tels que le marbre noir de Belgique, le marbre bleu de Belgique, ou le granit de Brusvily, ainsi que des pierres plus communes comme la pierre de Volvic ou l’ardoise de Trélazé. Il organise ou assemble les blocs et les éclats, grâce à des armatures ou des systèmes métalliques animés. Son travail est à la fois traditionnel – archéologie imaginaire, exploitation des richesses minérales, emploi du socle – et contemporain – récupérations, procédés mécaniques, défi des lois de la physique. La sculpture exposée démontre que le granit, pierre dure et dense, peut lui aussi s’animer d’un subtil mouvement dans l’espace.




Zao Wou-ki  
ZAO WOU-KI
Zao Wou-Ki est né en 1921 à Pékin.

il entre très tôt à l'école des Beaux-Arts de Hang-Tchéou. Il y poursuit l'étude de la calligraphie, tout en se passionnant pour l'art moderne occidental. L'artiste s'installe à Paris en 1948. La peinture de Zao Wou-Ki, d'abord faite de paysages délicats, évolue vers l'abstraction dans le courant des années 50. Sur de grands formats, ses personnages deviennent signes et ses évocations de " paysages " renvoient à un univers intérieur. L'artiste développe ainsi une peinture expressive, gestuelle et matérielle. La surface de la toile est animée de reliefs, de touches et de traits rapides, le vide et le plein, le proche et le lointain s'équilibrant. Influencée par les maîtres de la peinture chinoise et par la conception taoïste de la nature, mais pleinement intégrée à la production artistique européenne, l'œuvre de Zao Wou-Ki a su concilier l'Orient et l'Occident. A travers l’encre de Chine (sur papier de riz), l’aquarelle ou la peinture à l’huile, Zao Wou-Ki continue d’enrichir sa création de sa double culture, et demeure un des artistes majeurs de l’abstraction lyrique.






 

COLLECTION D'ART CONTEMPORAIN DE LA SOCIETE GENERALE