Date : 1991
Support : Peinture
Dimension : 150 x 105 cm
Acrylique sur toile.
© Adagp, Paris, 2007
Sa matière, très fluide allie la légèreté, la souplesse et la précision du geste.
En 1965, il réalise ses premières marges, série de vignettes entourant l’image centrale de l’œuvre qui propose une narration parallèle à l’image centrale.
Ces frises confèrent à son travail un aspect ludique, où la géographie imaginaire décline des thèmes foisonnants et tient une place majeure.
Avons-nous devant les yeux l’œuvre d’un artiste naïf ou encore d’un enfant ? C’est un style qui se définit, immédiatement reconnaissable : celui de Pierre Alechinsky.
L’artiste nous place dans un univers libre, fantasmagorique qui n’est pas sans rappeler celui des surréalistes qu’il a longtemps fréquentés.
Mais laissons d’abord le titre nous guider : Par la cheminée.
Dans la vignette centrale grise, des personnages peut-être des animaux semblent flotter, tournoyer sur eux-mêmes, comme s'ils allaient être absorbés ou rejetés par cette grande cheminée que l'on retrouve en partie basse de la composition. Une colline semble être représentée dans la partie gauche. Et serait-ce le soleil et ses rayons qui dominent? Décidemment, Pierre Alechinsky ne nous aide pas à comprendre son oeuvre. Il ne respecte aucune loi de la perspective. L'arrière-plan peint en aplat de couleur grise ne nous donne pas d'indication sur la distance entre les différents éléments, ni sur leur taille respective.
On est étonné que ce dessin libre, exécuté rapidement soit néanmoins cadré par une bordure. C’est le principe de ’remarques marginales’ caractéristique d’Alechinsky, une signature où le dessin devient presque écriture. Peut-être sensés nous guider dans la lecture du tableau, les femmes et serpents que l’on croit distinguer convoquent pleinement notre imaginaire.